Qui est Cédric Peretou ?

Cedric Peretou

Comment êtes-vous devenu Praticien en Shiatsu?

Ni ma culture ni mon éducation ne me prédestinait à devenir Praticien en Shiatsu. C’est le fruit d’un long cheminement involontaire et inconscient ! Tout a commencé lorsque j’étais en convalescence pour une longue maladie. Pendant cet épisode pénible de ma vie, j’ai eu la chance de découvrir la sophrologie, la méditation et la psychanalyse .

Là, un monde nouveau s’ouvrait devant moi. J’ai pris conscience du potentiel immense et insoupçonné du corps et du mental et réalisé que l’un ne peut fonctionner correctement si l’autre va mal.

C’est à ce moment là que l’idée a germé que je pouvais, à mon tour être utile aux autres tout en m’épanouissant . Mais aucune pratique ne satisfaisait mon souhait de pouvoir intervenir de façon globale. Puis, de fil en aiguille j’ai découvert le Shiatsu. La révélation! Tout était là. L’accompagnement de la personne dans la gestion de ses émotions et le travail corporel, structurant et réconfortant et la dimension énergétique. Je me suis formé au Shiatsu traditionnel , le Namikoshi, style officiel japonais, (dénué de toute référence à l'énergétique chinoise mais basé sur de solides connaissances en anatomie et physiologie modernes occidentales), enseigné dans les écoles d’état japonaises et reconnu par le ministère de la santé.

Pour faire progresser ma pratique , j’ai intégré l’école Therashiatsu à Marseille sous l’enseignement de Pierre Amatore pendant deux années. A cette occasion, j’ai pu mettre en pratique mes connaissances en Shiatsu et en énergétique chinoise auprès des patients de l’Oasis ( gestion de la douleur) à l'Hôpital Nord de Marseille.

Le style propre à cette école repose sur l’adaptation du Shiatsu traditionnel sur table de massage pour répondre au public occidental et aux personnes à mobilité réduite et le travail myofascial pour une prise en charge globale des tensions musculaires. Aussi, le niveau d’enseignement en énergétique chinoise y est élevé . J’y ai étudié les fondamentaux de la médecine chinoise pendant deux années. Ce qui me permets une grande liberté d’action et de réflexion pour apporter un soin personnalisé et précis à chaque personne et répondre à ses besoins.

Après le titre de Praticien en shiatsu, j’obtiens en 2019 le titre professionnel de Spécialiste en shiatsu agrée par le SPS ( Syndicat des Professionnels de Shiatsu) et inscrit au Registre National des Certifications professionnelles.




Qu’est-ce qui vous plait tant dans le Shiatsu?



Tout. Sinon je n’aurais pas décidé de quitter mon poste dans la grande distribution pour m’y consacrer pleinement. C’est une pratique complète, on travaille sur le corps et le mental dans une même séance. On doit être à l’écoute du consultant pour lui apporter un soin personnalisé. Chacun a ses spécificités et ses attentes . Certains veulent uniquement un moment de relaxation, d’autres souffrent de maladie chronique et cherchent une amélioration de leur état général* et de leur qualité de vie. Il faut savoir adapter sa pratique pour répondre au plus juste à leurs besoins. Le travail sur le corps est véritablement une communication non verbale entre le praticien et le receveur.

J’aime que le Shiatsu soit une pratique vivante, en perpétuelle évolution et il faut évoluer avec elle. Il faut se former, apprendre , s’ouvrir aux différents styles et techniques… C’est stimulant! Heureusement, on ne pratique plus le Shiatsu comme il y a 2000 ans. Il évolue également avec les connaissances de la Médecine conventionnelle .



Vous pratiquez le Shiatsu sur table aussi. Est-ce vraiment du Shiatsu ?


Cela fait grincer des dents certains confrères puristes! De nombreux praticiens en France sont très conservateurs. Le Shiatsu, c’ est au sol et en tenue traditionnelle! Alors qu’au Japon, le berceau du Shiatsu , les praticiens travaillent sur table dans les cliniques et ça ne choque personne . Il n’est pas dans la culture occidentale d’être au sol.

Il faut s’avoir s’adapter et mettre le Shiatsu au service des personnes et non l’inverse. J'exerce dans un pôle santé, pas dans un SPA.

Si les personnes à mobilité réduite et les personnes âgées viennent dans mon cabinet, c’ est bien parce qu’elles savent qu’elles n’auront pas à s’allonger péniblement au sol et devoir se relever tout aussi péniblement.

Enfin, pour répondre à la question, oui c’ est du Shiatsu. Tous les “critères” du Shiatsu sont réunis. Le travail avec son Hara, les appuis, l’intention … Seuls les postures du praticien changent. Comme pour le travail au sol, c’ est un apprentissage long qui nécessite beaucoup d’heures de travail.

En fonction des besoins et des capacités des personnes j’adapte le support. Sur futon ou sur table et dans certains cas comme la spondylarthrite, sur chaise ergonomique.


Quel style de Shiatsu pratiquez vous?

Je suis formé au style Namikoshi . C’est un Shiatsu qui s’appuie sur les connaissances en anatomie et physiologie modernes . C’est le style officiel enseigné dans les écoles d’Etat au Japon. Il ne fait pas directement référence aux notions de l’énergétique chinoise . C’est pour pallier à ce qui me semblait être une lacune pour la pratique du Shiatsu que j’ai intégré l’école Thérashiatsu. En plus du haut niveau d’énergétique, cette école à également un style qui lui est propre de part sa fluidité autour du receveur, le travail sur les fascias …